En guise d’introduction, voici une petite histoire.

Un homme est perdu dans le désert. Il a marché pendant trois jours, sans nourriture. Il n’a plus d’eau, sa faim est extrême et il est très faible. Autour, il ne voit que du sable, aucun signe de village ou quelconque présence humaine. Il a perdu tout espoir.

Puis, au loin, il voit quelque chose bouger. Il marche vers là-bas, et la chose semble aussi s’approcher vers lui. Alors, il continue à s’avancer, puis il s’exclame : un âne! Un âne qui se promène seul, une corde pendant à son cou.

Si vous êtes cet homme, l’action à prendre est évidente : sauter sur son dos et le frapper jusqu’à ce qu’il vous conduise au village le plus proche. Cet âne est arrivé là pour vous sauver, vous dites-vous.

Cependant, si vous êtes l’âne, pourquoi devriez-vous vous laisser conduire ici et là au service de l’homme? Il pourrait bien vous amener quelque part et une fois arrivé à destination, décider de faire ce qu’il veut de vous. Il pourrait vous vendre, il pourrait vous tuer, il pourrait vous faire son esclave ou l’esclave de quelqu’un d’autre, il pourrait vous torturer, il pourrait abuser de vous; vous n’avez aucune idée de ce qu’il fera de vous. Si vous êtes un âne docile, pas trop combatif, vous vous laisserez diriger par l’homme là où il voudra bien.

Si vous êtes un âne combatif, vous savez que vous devez vous sauver, ou, s’il n’y a pas moyen de vous enfuir, que vous devez attendre le moment parfait pour envoyer un coup de sabot de toute votre force vers l’homme qui arrive sur vous, gagnant ainsi votre liberté.

Dans cette histoire, l’homme qui est perdu dans le désert pourrait être n’importe quoi ou n’importe qui qui arrive dans votre vie avec l’intention de vous utiliser pour son propre bénéfice. Il pourrait être une personne, une organisation, un système, – capitalisme, socialisme, une religion, un gouvernement, une tradition, une culture. Nous ne blâmons pas ces systèmes; comme l’histoire l’indique, pour l’homme pris dans le désert, il est parfaitement sensé et compréhensible de sauter sur le dos de l’âne. Pour lui, l’âne est simplement un moyen de transport et il serait stupide de ne pas l’utiliser.

Encore plus important, l’homme peut aussi représenter une émotion destructive que vous avez en vous des fois, tels que la peur, la colère, la jalousie, l’anxiété, le désir, etc., et qui dirige vos actions quand vous êtes sous son emprise; actions que vous regretterez plus tard.

La plupart de nous, la plupart du temps, sommes des ânes dociles, suivant nos émotions aveuglément, réagissant automatiquement sans réellement évaluer ce qui est la bonne ou la mauvaise chose à faire. Nous avons tendance à croire ce qu’on entend, ce qu’on nous dit, sans vérifier si c’est la vérité; on fait partie du troupeau de la société et les systèmes décident de notre vie.

Bienvenu à l’école de l’âne qui refuse d’être docile! Nous sommes un groupe de personnes ayant comme objectif la liberté – nous rejetons ce qui veut nous contrôler, que ça vienne de l’extérieur ou de nous-mêmes. Nous arrêtons de subir et nous choisissons; nous prenons responsabilités de nos actions et ne sommes pas sous l’influence d’une quelconque force extérieure.

Nous en avons assez de la souffrance en ce monde et de la souffrance en nous-mêmes, que nous vivons par la colère, la jalousie, la peur, l’anxiété et toute autre émotion destructive. Ainsi, nous travaillons sur nous-mêmes, nous travaillons à enlever nos défauts et à développer nos qualités.

Nous avons compris que pour pouvoir changer le monde, il faut d’abord pouvoir changer soi-même; s’améliorer à l’intérieur.

Vous trouverez ici des histoires, des réflexions, des faits vécus et des enseignements au sujet de notre pratique. Si vous êtes intéressé, nous vous invitons à venir nous rencontrer!